La réalité c'est ce qui continue d'exister lorsqu'on cesse d'y croire.
Par Ganesh, mardi 15 mai 2007 à 20:41 :: Lire et délires :: #16 :: rss
C'est Philip Kindred Dick qui a écrit cette phrase qu'on pourrait rapprocher de celle de Robert Filliou : "L'art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art."
Si je vous parle de cet écrivain c'est que je suis à nouveau plongé dans ses livres. Il y a vingt cinq ans j'en avais lu plusieurs. Je suis récemment passé dans une librairie et j'ai vu qu'on le rééditait en édition complète. Du coup je les relis (enfin je ne les avais pas tous lus quand même). D'ailleurs je pense en être arrivé à un stade ou j'ai plus de plaisir à relire qu'à découvrir de nouveaux auteurs. Je ne sais pas combien de fois j'ai pu lire la chute de Camus, cité de verre de Paul Auster ou bien les frères Karamazov de Dostoïevski. Et je ne parle pas des BD, vu que j'ai réussi à user plusieurs Asterix ou Tintin.
Mais revenons à cet écrivain que vous connaissez déjà. Vous avez sûrement vu Blade runner, Minority report, ou Total recall. Le qualifier d'auteur de SF est à mon avis réducteur. D'abord parce que ce qu'il nous décrit est très proche de nous. Bien sur il se joue de la réalité et de l'imaginaire, des mondes parallèles, et d'autres thèmes récurrents dans ce genre de littérature. Il nous décrit avant tout des mondes dominés par les rapports de pouvoir, où la fuite dans l'illusion, les drogues ou la folie rend ce monde supportable. Etant amateur de drogues (je vous laisse deviner lesquelles), et passant pas mal de temps à rêvasser, je comprends pourquoi j'apprécie ses livres.
Quand j'en termine un, j'ai toujours une impression d'inachevé. Mais je réalise ensuite que tout a été dit, et que c'est bien fini. J'ai d'ailleurs parfois cette impression indéfinissable à la fin d'un film, comme par exemple Eyes wide shut de Kubrick.
Toute sa vie Philip Kindred Dick s'est débattu avec des troubles mentaux. Je pense qu'il n'a pu survivre que grace à l'écriture et nous a ainsi légué une oeuvre considérable. Pour plus de renseignements vous pouvez consulter l'article qui lui est consacré sur Wikipedia -> http://fr.wikipedia.org/wiki/Philip_K._Dick ou bien ici -> http://www.noosfere.org/heberg/Le_ParaDick/frames_nouveau.html
Enfin je ne peux pas terminer sans vous conseiller la lecture de ses livres, par exemple Ubik ou Le maître du haut chateau.
Philip Kindred Dick était un grand amateur de musique classique. Il a longtemps été disquaire et a pratiqué le piano. Je n'ai pour l'instant réussi qu'à massacrer la musique que je vous propose. Que le Dieu venu du Centaure me pardonne.
En écoute : Trio à cordes en Eb de Schubert, par le trio Borodin
Si je vous parle de cet écrivain c'est que je suis à nouveau plongé dans ses livres. Il y a vingt cinq ans j'en avais lu plusieurs. Je suis récemment passé dans une librairie et j'ai vu qu'on le rééditait en édition complète. Du coup je les relis (enfin je ne les avais pas tous lus quand même). D'ailleurs je pense en être arrivé à un stade ou j'ai plus de plaisir à relire qu'à découvrir de nouveaux auteurs. Je ne sais pas combien de fois j'ai pu lire la chute de Camus, cité de verre de Paul Auster ou bien les frères Karamazov de Dostoïevski. Et je ne parle pas des BD, vu que j'ai réussi à user plusieurs Asterix ou Tintin.

Mais revenons à cet écrivain que vous connaissez déjà. Vous avez sûrement vu Blade runner, Minority report, ou Total recall. Le qualifier d'auteur de SF est à mon avis réducteur. D'abord parce que ce qu'il nous décrit est très proche de nous. Bien sur il se joue de la réalité et de l'imaginaire, des mondes parallèles, et d'autres thèmes récurrents dans ce genre de littérature. Il nous décrit avant tout des mondes dominés par les rapports de pouvoir, où la fuite dans l'illusion, les drogues ou la folie rend ce monde supportable. Etant amateur de drogues (je vous laisse deviner lesquelles), et passant pas mal de temps à rêvasser, je comprends pourquoi j'apprécie ses livres.
Quand j'en termine un, j'ai toujours une impression d'inachevé. Mais je réalise ensuite que tout a été dit, et que c'est bien fini. J'ai d'ailleurs parfois cette impression indéfinissable à la fin d'un film, comme par exemple Eyes wide shut de Kubrick.
Toute sa vie Philip Kindred Dick s'est débattu avec des troubles mentaux. Je pense qu'il n'a pu survivre que grace à l'écriture et nous a ainsi légué une oeuvre considérable. Pour plus de renseignements vous pouvez consulter l'article qui lui est consacré sur Wikipedia -> http://fr.wikipedia.org/wiki/Philip_K._Dick ou bien ici -> http://www.noosfere.org/heberg/Le_ParaDick/frames_nouveau.html
Enfin je ne peux pas terminer sans vous conseiller la lecture de ses livres, par exemple Ubik ou Le maître du haut chateau.
Philip Kindred Dick était un grand amateur de musique classique. Il a longtemps été disquaire et a pratiqué le piano. Je n'ai pour l'instant réussi qu'à massacrer la musique que je vous propose. Que le Dieu venu du Centaure me pardonne.
En écoute : Trio à cordes en Eb de Schubert, par le trio Borodin
Commentaires
1. Le mercredi 16 mai 2007 à 08:57, par @nn@
2. Le mercredi 16 mai 2007 à 18:32, par Ganesh
3. Le mercredi 23 mai 2007 à 05:57, par handman
4. Le mercredi 23 mai 2007 à 06:32, par Ganesh
5. Le mercredi 23 mai 2007 à 16:59, par @nn@
6. Le jeudi 24 mai 2007 à 06:05, par Ganesh
7. Le jeudi 24 mai 2007 à 09:25, par @nn@
8. Le vendredi 25 mai 2007 à 21:45, par prumtiersen. ImmemorY
9. Le samedi 26 mai 2007 à 06:10, par Ganesh
10. Le samedi 26 mai 2007 à 12:00, par @nn@
11. Le jeudi 31 mai 2007 à 09:40, par @nn@
12. Le vendredi 1 juin 2007 à 05:13, par Ganesh
13. Le mardi 12 juin 2007 à 10:03, par @nn@
14. Le jeudi 21 juin 2007 à 14:03, par stephanie
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